Les marchés

Les banquiers centraux donnent de l’oxygène aux marchés

02 juillet 2019 | Les marchés

Après une période d’hésitation en mai liée aux craintes d’une amplification des conflits commerciaux, le cours des actions est reparti à la hausse (+14 % en Europe pour le Stoxx 600), alors que les taux des obligations ont replongé (-0,33 % pour l’obligation allemande à 10 ans) et que les perspectives de croissance économique semblent s’assombrir.

Pourtant, la croissance économique est toujours bien là, surprenant même par sa vigueur au premier trimestre. Elle est bien soutenue par la consommation intérieure, stimulée par un chômage au plus bas et des salaires en hausse.

Ce qui attise les craintes, ce sont les évolutions politiques chaotiques aux États-Unis (protectionnisme, conflits commerciaux), en Grande-Bretagne (Brexit) et en Italie (dépassements budgétaires dans un pays lourdement endetté et en stagnation chronique).

Ce qui rassure cependant, c’est le revirement coordonné des banques centrales. Conscientes des risques que le politique fait peser sur l’économie, elles promettent à nouveau d’apporter tout leur support. Aux États-Unis, la FED s’apprête à baisser ses taux. En Europe, la BCE se déclare prête à aller plus loin encore dans les taux négatifs et dans l’achat d’obligations. Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré à plusieurs reprises qu’il ferait tout pour assurer la stabilité de la zone euro. De son côté, la Chine lance un nouveau programme de stimulation monétaire pour lisser les conséquences du conflit commercial.

Dans ce contexte, les taux d’intérêt sont très probablement appelés à rester durablement bas : la masse des obligations à taux négatif vient de gonfler à 12 500 milliards de dollars et le taux belge à 10 ans est descendu à 0,07 %.

Finis les temps où l’investisseur pouvait compter sur les obligations et le cash pour maintenir la valeur réelle de son portefeuille : il doit accepter un niveau de risque plus élevé afin de ne pas voir son capital grignoté par l’inflation, et modérer ses attentes de rendement.

Le maître-mot en gestion : prise de risque raisonnée, associée à une très large diversification de valeurs, de secteurs, de devises et de zones géographiques. C’est le « mantra » de Cadelam, le gestionnaire de fonds du groupe qui, dans ce contexte difficile, a réalisé des performances considérables cette année, avec une volatilité modérée.

Cette vigilance restera de mise pour la suite de l’année, toujours dominée par la question de la résilience de l’économie mondiale, soutenue par les banques centrales, face aux évolutions politiques et à la montée des protectionnismes.

 
 
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