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Durabilité : notre pragmatisme porte ses fruits

04 juin 2020 | Corporate

Le thème de la durabilité a dominé l’actualité en 2019. Il a même, parfois, revêtu une touche militante. Au milieu de cette agitation, Delen Private Bank a,  en collaboration avec le gestionnaire de fonds Cadelam, conservé son approche pragmatique.

« Aujourd’hui, nous pouvons avoir une influence positive, et nous l’exerçons dans le domaine où nous avons le plus de poids : l’investissement », René Havaux, CEO de Delen Private Bank. Il détaille, avec Eric Lechien (membre de la direction, responsable de la politique de durabilité) et Jean-Louis de Hasque (Investment Office, coresponsable de la politique de durabilité), les accomplissements les plus importants de la Banque dans le domaine de la durabilité.

2019 fut l’année des manifestations estudiantines pour le climat, des gilets jaunes, d’Extinction Rebellion… Est-ce que cela vous interpelle ?

René : Naturellement, je comprends que les gens soient inquiets ou mécontents. Toutefois, nous, nous optons pour une évolution plutôt qu’une révolution. Par le biais des fonds patrimoniaux, nous pouvons avoir un impact sur plus de 26 milliards d’euros. Après tout, nous pouvons diriger ce capital vers des entreprises qui s’engagent consciemment dans un monde durable, juste et sain. C’est un puissant levier.

La Banque dispose d’un levier de plus de 26 milliards grâce à sa politique d’investissement.  - René Havaux

Jean-Louis : D’autant plus que la Banque, en collaboration avec Cadelam, applique structurellement sa philosophie d’investissement durable à l’ensemble du portefeuille de tous les clients. C’est une importante différence par rapport aux autres banques qui souvent ne mettent en œuvre leur philosophie d’investissement responsable que dans leur compartiment durable. Comment la Banque procède-t-elle ? Elle exclue les entreprises non durables, dialogue avec les entreprises et intègre des paramètres non financiers dans le processus d’investissement. Ainsi, les 26 milliards d’euros peuvent toucher des entreprises qui façonnent l’avenir de manière intelligente et durable. Nous mettons l’accent sur les acteurs qui enregistrent des progrès tant au niveau du climat que de la consommation durable. Prenons, par exemple, le cas des sociétés pétrolières qui s’investissent dans la transition énergétique ou des entreprises technologiques qui offrent des solutions en matière d’infrastructure et de télécommunication. Nous travaillons avec deux partenaires : Sustainalytics et Hermes EOS. Ils nous fournissent les données, l’expertise et l’analyse. Les efforts fournis par la Banque ont également été couronnés par les Nations Unies qui nous ont octroyé le score le plus élevé pour le module « Stratégie et gestion ». Il s’agit d’un encouragement à poursuivre nos efforts dans cette voie.

Un autre sujet brûlant qui a fait la une des journaux en 2019 était les pratiques (alléguées) de blanchiment d’argent. La Banque intensifie-t-elle sa lutte à cet égard ?

René : La Banque poursuit sa stratégie prudente, également en matière de compliance. Nous nous tenons éloignés des produits structurés opaques. Nous avons toujours été attentifs à l’origine des fonds gérés. À court terme, c’est sans doute un handicap, car nous ratons peut-être des afflux de capitaux. Mais à long terme, c’est un atout, pour le client et pour la Banque. N’est-il pas normal que la Banque aide ses clients à prouver que tout est en ordre ? Le client dispose de tous ses documents financiers importants facilement dans l’archive digitale. Cette transparence va de pair avec une sécurité et une sérénité pour le client.  

Nous investissons dans les toutes dernières technologies. Notre rentabilité nous le permet également.

Eric : La technologie est fondamentale dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Toutefois, le facteur humain ne peut être négligé. Je veux bien sûr parler de l’attitude attentive et prudente de tous nos employés et clients. Investir du temps et des personnes dans la « compliance » a toujours été notre priorité. Et nous allons poursuivre ces efforts. 

La combinaison de la technologie et de l’humain est peut-être la combinaison gagnante pour la sécurité des données.

Eric : Exactement. La cybersécurité et la protection des données sont essentielles dans notre secteur où toute relation client repose sur les valeurs clés de discrétion et confiance. Dans ce but, nous engageons en continu de jeunes talents informatiques experts dans ces matières et investissons dans les technologies les plus récentes. Notre rentabilité le permet et c’est bien entendu un luxe. En effet, les obligations en matière de sécurité des données sont énormes, à juste titre. 

Vous parlez de climat, de consommation durable, de justice. Ce sont des exemples des fameux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD).  

Eric : En effet, les Nations Unies ont mis au point dix-sept objectifs de développement durable à atteindre en 2030. À l’origine, ils n’étaient orientés que vers les autorités. Entretemps, les entreprises ont été incluses dans ce processus, Delen Private Bank également. Nous avons sélectionné quatre ODD où la Banque souhaite et peut avoir un impact concret. Par nos investissements, nous agissons contre les changements climatiques (ODD 13), et stimulons la consommation et la production durables (ODD 12). Au sein de notre organisation, nous avons identifié les objectifs de croissance économique (ODD 8) ainsi que de paix et de  justice (ODD 16).

Jean-Louis : Ces quatre objectifs ont été sélectionnés par le Conseil de durabilité de la Banque. Notre tâche principale est de conscientiser toute notre organisation à ces objectifs. En effet, la durabilité est l’affaire de tous. À côté de cela, l’équipe mesure, rapporte et surveille les KPI’s (Key Performance Indicators) concrets de durabilité et, depuis cette année, également les quatre objectifs de développement durable sélectionnés. Notre actionnaire Ackermans & Van Haaren soutient et promeut également cet objectif à 100 %.

Eric Lechien, René Havaux et Jean-Louis de Hasque

Quelles sont les réalisations de la Banque concernant l’Objectif 8 visant un travail décent et la croissance économique ?

René : Le lancement de Delen Family Services cadre sans aucun doute avec cet objectif. Ce nouveau service est lié à l’essence même de notre mission : la protection du patrimoine. Il s’agit d’un aperçu et d’un outil de planification qui cartographie l’ensemble du patrimoine des clients. Ceci permet au client de déjà penser à la génération suivante. L’archive digitale constitue la première étape vers cet aperçu de patrimoine. Le client peut y conserver tous ses documents importants en toute sécurité. Les simulations lui donnent un aperçu de l’évolution future de ses actifs et des droits de succession. Cela l’incite à envisager une planification successorale personnalisée avec l’aide et les conseils de nos juristes et fiscalistes.

Eric : L’Objectif 8 inclut également le rôle de l’entreprise. La Banque crée un environnement où ses collaborateurs se sentent bien grâce à une organisation chaleureuse, efficace et collaborative. Je pense que notre credo général en faveur de la simplicité, de la transparence et de la réflexion contribue également à la croissance économique de la Banque, de ses clients et de ses employés. 

Les clients sont-ils sensibles au concept de durabilité  

Jean-Louis : Selon notre récente enquête de satisfaction, oui. Ainsi, 93 % des participants pensent que la durabilité est importante. Ce chiffre prouve que notre stratégie d’investissement responsable correspond aux préoccupations de nos clients. 

Eric : L’impact le plus important réside dans notre politique d’investissement. Mais les clients s’attendent à ce que nous mettions notre barre beaucoup plus haut. C’est pourquoi nous menons également notre propre cheminement. Depuis cette année, nous travaillons avec l’entreprise CO2logic, qui nous conseille afin de réduire notre empreinte écologique. Nous examinons, par exemple, la meilleure façon d’encourager l’utilisation des voitures électriques. En outre, lors de la rénovation de nos bureaux, nous avons pour ambition d’établir un équilibre entre le respect du patrimoine architectural, le confort du client, l’efficacité moderne et des solutions écoénergétiques. 

Terminons par où nous avons commencé : l’exigence de solutions durables de la part de la population est un sujet brûlant. Le secteur financier peut-il sauver le monde ?

René : Certainement pas seul. Mais ne sous-estimons pas notre propre responsabilité. Nous pouvons apporter notre pierre à l’édification d’une société plus durable. Notre politique d’investissement responsable est notre arme la plus efficace. Nous continuerons de l’affiner. Nous ne sommes qu’au début d’un long processus.   

 
 
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