Le point sur les marchés en ‘homevideo’ : un trimestre marquant

03 avril 2020 | Analyse de portefeuille

Notre monde à tous a changé en un clin d’œil. Nous mettons néanmoins tout en œuvre pour assurer nos services aux mieux, notamment avec ce point sur les marchés. Revenons sur le dernier trimestre qui fut pour le moins mouvementé.

Comment tout cela a-t-il commencé ?

Le premier trimestre avait débuté positivement : les perspectives de croissance étaient solides, les tensions géopolitiques s’étaient apaisées et les résultats des entreprises de 2019 étaient bons. Pourtant, à la mi-janvier, la Chine a tiré la sonnette d’alarme à propos d’un mystérieux virus qui se répandait très rapidement. Malheureusement, il ne s’est pas arrêté à l’Asie et est apparu en Italie et en Iran, puis dans le reste de l’Europe et finalement aux États-Unis et en Afrique.

Quelles sont les conséquences économiques ?

La pandémie est avant tout un drame humain et social. Mais le covid-19 paralyse également la vie économique. Les mesures de confinement et de quarantaine touchent plus de trois milliards de personnes. Beaucoup travaillent nuit et jour pour procurer à tous des soins médicaux, de la nourriture et d’autres biens essentiels. Mais les sévères mesures de précaution troublent comme jamais l’offre et la demande. D’un côté, la population consomme uniquement des biens de première nécessité. De l’autre, les fournisseurs tentent de s’en sortir avec des chaînes de production rompues et des employés malades. Certains se voient même contraints de fermer leur entreprise. Du jour au lendemain, des millions de personnes se retrouvent sans travail dans le monde.

Comment cela va-t-il se terminer ? Tout dépendra de la durée de la pandémie. L’OCDE estime désormais que les pays perdront 2 % de leur croissance annuelle par mois de confinement. C’est du jamais vu, et cela impliquera certainement une croissance mondiale négative en 2020.

Que font les autorités et les banques centrales ?

Heureusement, les gouvernements et les banques centrales agissent face à la situation. Les banques centrales ont fortement réduit leurs taux directeurs. Les autorités, de leur côté, prennent toutes sortes de mesures fiscales pour permettre de traverser cette crise.

Ces centaines de milliards d’euros et de dollars injectés dans le marché devraient soutenir l’économie. Une préoccupation importante émerge : quelles sont les conséquences pour l’inflation ? Tant que le chômage temporaire augmente dans le monde, tant que la demande de biens et services reste limitée et que le prix du pétrole se maintient à un plus bas historique, le risque d’inflation est heureusement limité.

Que cela signifie-t-il pour les portefeuilles ?

Personne n’a vu venir cette crise et les cours des actions ont brusquement plongé dans le rouge. Depuis le début de l’année, ils ont perdu 20 % en moyenne.

Les portefeuilles totalement investis depuis le début de l’année ont été durement touchés, même si le niveau de risque y avait été réduit au cours des 15 derniers mois. Au 30 mars, ils affichent des rendements compris entre -5,6 % et -17,8 %, selon le profil d’investissement.

Que nous réserve l'avenir ?

Dans des périodes comme celle-ci, nous avons tous plus de questions que de réponses. Si on part du principe que les marchés anticipent correctement, ils devraient déjà avoir intégré dans les cours toutes les mauvaises nouvelles des dernières semaines. D’autre part, l’insécurité quant à la durée de la pandémie pourrait encore secouer les marchés et générer de la volatilité.

Au sein de cette tempête boursière, nous avons toutefois quelques points d’attache importants :

  • Le portefeuille actions est investi dans de grands acteurs mondiaux, actifs dans des thèmes porteurs d’avenir. Toutes ces entreprises disposent également de bilans solides et proviennent des secteurs pharmaceutique, technologique ou des biens de consommation.
  • Le portefeuille obligataire a récemment été impacté par la hausse des primes de risque. Pourtant, cette partie du portefeuille a déjà fait ses preuves pour adoucir les chocs. Les obligations liquides de haute qualité permettent d’absorber la plupart des mouvements de cours des actions.
  • Enfin, ce n’est pas la première crise que nous connaissons et il va de soi que la situation s’améliorera. La population et l’économie sont résilientes. Tôt ou tard, tout s’apaisera : les investisseurs, les entrepreneurs et les consommateurs reprendront confiance et l’économie se relèvera.

La reprise boursière peut être rapide, nous l’avons vu lors des crises précédentes. À moins d’avoir besoin d’argent à court terme, il semble plus pertinent de faire le dos rond et de rester investi.

Prenez soin de vous et de vos proches.

Vous aurez peut-être noté que les rendements mentionnés dans la vidéo sont légèrement différents de ceux de la note de gestion. C’est tout simplement, car ils sont ici calculés au 30 mars (la production prend un certain temps) alors qu’ils sont calculés au 31 mars dans la note de gestion.